DSC04683Genève,,  18/09/2015  -  La commissaire aux droits de l'homme et à l'action humanitaire, MMe Aichetou Mint M'hayham s'est adressée au conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

La commissaire a d'abord souligné l'attention particulière que le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz accorde à la promotion et la défense des droits de l'Homme qu'il considère comme une priorité. Le Chef de l'Etat voue également un intérêt majeur au rétablissement de la paix et de la sécurité sur l'ensemble du continent africain dans le cadre d'une approche fondée sur la tolérance et la recherche de l'équilibre.

L'organisation d'un forum international à Nouakchott en août dernier en présence de personnalités internationales illustre par ailleurs l'attachement de la Mauritanie à lutter contre l'extrémisme et autres comportements marginaux au sein de la société.

Mme Mint M'Hayham a passé en revue les améliorations constantes menées par notre pays en matière de promotion et de défense des droits de l'Homme notamment la mise en oeuvre de la feuille de route sur les formes contemporaines de l'esclavage; la sensibilisation des citoyens ciblés; la pénalisation des pratiques liées à ce phénomène; l'harmonisation des législations nationales avec l'esprit et la lettre des conventions internationales et surtout le fait de permettre, pour la première fois, aux organisations de la société civile opérant dans le domaine des droits de l'Homme d'être parties civiles devant les tribunaux.

La commissaire a rappelé que dans la domaine de la prévention de la torture, une loi qui la pénalise et une autre qui crée un mécanisme national de prévention de la torture sous toutes ses formes ont été adoptées.

Dans le domaine de l'assistance judiciaire, un loi permettant aux plus pauvres d'accéder à la justice et de pouvoir défendre leurs droits a vu le jour.

De même, dans le cadre de l'encouragement de la scolarisation des franges victimes des séquelles de l'esclavage, plusieurs écoles complètes avec cantines scolaires ont été créées dans les zones prioritaires en plus de l'exécution de plusieurs microprojets et activités génératrices de revenus.

En ce qui concerne la violence envers les femmes, une loi doit traiter ce phénomène négatif tant pour la famille que pour la société pour l'éradiquer de manière définitive dans un proche avenir.

Le secteur des libertés individuelles et collectives a connu un bond en avant avec la prolifération des associations syndicales et des partis politiques. C'est le lieu, dit la commissaire, de rappeler qu'il n'y a pas de détenu politique actuellement en Mauritanie.

De même, les séances préliminaires du dialogue national inclusif entre les différentes parties prenantes politiques de l'opposition autant que de la majorité, qui ont démarré le 2 septembre dernier, sont un signe de bonne augure pour l'avenir du pays.

Le gouvernement mauritanien demeure engagé à respecter ses engagements internationaux en matière de droits de l'Homme